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A la une Bangkok dangerous (remake)

Bangkok Dangerous : sorti en 2008Genre : Polar Durée : 1h48Pays : Etats-UnisRéalisé par : Oxyde & Dany Pang Avec : N.Cage




Le Film : Joe, un tueur professionnel sans scrupules, atterrit à Bangkok afin d'exécuter quatre contrats pour le compte d'un chef mafieux nommé Surat. Il engage Kong, un pickpocket de rues comme intermédiaire, de façon à ne laisser aucune trace derrière lui.
Mais alors qu'il a toujours évolué en solitaire, Joe prend le gamin sous son aile et s'engage dans une relation sentimentale avec une vendeuse locale sourde et muette. Petit à petit, Joe est gagné par la beauté capiteuse de Bangkok, au point de remettre en question son mode de vie, son isolement et la prudence qui lui a jusque-là permis de rester en vie.

(Bande-annonce & extraits)


Certes, on ne s'attendait pas à un chef d'oeuvre. Le Bangkok dangerous thailandais était un polar honnête, correctement torché, dont l'originalité résidait essentiellement dans l'état de surdité de son anti-héros mais ne semblait pas pouvoir supporter une relecture.
Certes. Mais tout de même...
Histoire d'avoir une petite idée du désastre, on peut dire qu'en comparaison, Hitman est un bon film.
Et là tout est dit.

Mais attardons nous, on est pas tous les jours devant pareil navet drolatique.

Pour ce remake purement commercial, les frères Pang ont décidé de supprimer l'once d'originalité qui sauvait l'original. L'intrigue apparait ainsi donc d'une banalité insultante, recyclant en toute décontraction la totalité des poncifs du genre avec un sérieux désarçonnant.
Les 2 frères ratent tout, incapables de filmer le moindre dialogue sans tomber dans le ridicule.
La présence de Nick Cage, plus pathétique que jamais, y est pour beaucoup.

Mais le pire est ailleurs. Car dans Bangkok Dangerous, la coque n'est pas seulement vide, elle est également moche.

Baignant tantôt dans le verdâtre, tantôt dans le grisâtre et toujours dans le dégueulasse la photo ancre le film dans une sorte de surréalisme nanardeux. Et l'incohérence de la mise en scène des 2 frères n'a d'égal que son manque de caractère malgré de forts accès esthétisants.
Même les plus bourrins pesteront devant leur inaptitude à monter une simple fusillade ou une petite poursuite des familles.

Pauvre, moche, stupide, boursouflé, navrant... ce Bangkok dangerous mérite toutes les moqueries du monde et intègre sans effort le haut du panier des remakes foireux.

R.I.P à Nick Cage et adieu aux frangins.

Verdict : 1,5/10

 
Bangkok dangerous - ma note pour ce film :
Réalisé par Oxide Pang, Danny Pang
Avec Nicolas Cage, Charlie Yeung, James With, ...
Année de production : 2006
A la une Timebomb
Timebomb : sorti en 1992 Genre : Thriller Durée : 1h37Pays : Etats-Unis Réalisé par : Avi Nesher  Avec : M.Biehn, P.Kensit, R.Jordan



Le FILM : Le Colonel Taylor charge des tueurs de retrouver Eddie Kay, que la CIA croyait mort au Vietnam. Mais Kay, qui découvre qu'on essaie de l'assassiner, a peu à peu des hallucinations. Aidé par une psychothérapeute, il se rend compte qu'il a été victime de manipulations psychiques qui ont fait de lui un tueur...

 
Sorti dans l'indifférence générale, Timebomb se situe à mi-chemin entre Un Crime dans la tête et le 1er opus de Jason Bourne, avec lequel il partage un autre point commun, relatif aux scènes d'actions.

Le script, linéaire, suit la fuite d'un modeste réparateur de montres sans histoires soudainement pris pour cible par des tueurs. En réalité l'homme souffre d'amnésie et doit faire face à ses anciens collègues des services secrets qui l'avaient jadis laissé pour mort. Ce combat l'amènera sur les traces de son passé et de sa véritable identité.

S'il rappelle fortement celui de La Mémoire dans la peau, le scénario de Timebomb reste finalement trop superficiel pour prétendre rivaliser avec l'adaptation du roman de Ludlum. Il s'en écarte d'ailleurs en versant maladroitement dans l'anticipation technologique sur la fin.
En terme de mise en scène, Timebomb ne se démarque pas des autres productions de ce genre. C'est carré et efficace mais sans grandes ambitions artistiques.

Ce qui fait l'intérêt de Timebomb aujourd'hui par rapport aux nombreux films policiers des 80s et 90s, outre le fait que notre cher horloger a les traits du trop rare Michael Biehn, c'est le réalisme absolu de ses scènes d'action.
Avi Nesher est effectivement un ex-membre des services spéciaux israéliens devenu metteur en scène par passion (tel notre Olivier Marchal). Puisant dans son expérience professionnelle il traite les nombreuses empoignades et fusillades du film avec un intégrisme rare, s'attachant essentiellement à rendre l'action lisible en s'en remettant, bien sûr, à la chorégraphie mais sans fioritures stylistiques. Le résultat est probant et permet au film de bien supporter le poids des années.
Cette violence sèche et jamais ampoulée sera l'une des caractéristiques du renouveau du film d'espionnage/action par le biais, on y revient, de la franchise J.Bourne.

Timebomb est donc un B movie efficace et précurseur à découvrir.


Verdict : 6/10


Le TUEUR :

Description : En apparence c'est un modeste horloger bien sous tout rapport. Aucune raison de croire qu'il a passé des années à tuer pour son pays.

Méthode : Il travaillait en équipe avec les 6 autres membres de sa cellule d'assassins, crée pour s'occuper aussi bien de
terroristes que de politiciens ou d'hommes d'affaires,

Forces : * Entre les mains d'un tueur tel que lui, n'importe quel objet devient une arme, du rideau à la brosse à dents.
* Son conditionnement psychique permettait d'inhiber toute idée parasite ou tout sentiment susceptible de nuire aux opérations.

Faiblesse : Les longues séances de conditionnement ont laissé des traces. Les séquelles cérébrales se manifestent par des amnésies et autres flash-back.


L'ACTEUR : -

* Si Michael Biehn n'a pas eu la carrière qu'il méritait, il bénéficie d'une cote de popularité considérable auprès des amateurs de série B. Rarement en tête d'affiche, souvent au 2nd plan mais toujours excellent, voilà qui résume sa carrière.
Découvrir ce Timebomb, qu'il tient solidement sur ses épaules
, c'est aussi lui rendre justice.

* Crédibilité :
  

 
TimeBomb - ma note pour ce film :
Réalisé par Avi Nesher
Avec Michael Biehn, Patsy Kensit, Richard Jordan, ...
Année de production : 1991
A la une Bienvenue dans l'univers du meurtre professionnel

La représentation des tueurs au cinéma me fascine. Ces professionnels, excessivement présents sur le grand écran par rapport à leur part infime dans la population, exercent sans doute le pire travail qui puisse exister, moralement parlant. Paradoxalement on ne compte plus les cas d'adhésion totale du spectateur à la cause d'un Léon ou d'une Nikita (pour rester français au moins dans l'intro). Pourquoi cet engouement pour ces êtres sombres et profondément malades ?

Je ne pense pas être assez armé pour répondre à cela.
Sur ce blog je me contente donc de recenser de façon ludique les pro de la gachettes qui ont le plus marqué ma jeune culture cinématographique en y ajoutant une analyse personnelle succinte de leurs profils, motivations, méthodes, forces et faiblesses.
Ce site intègre un système de notation (bricolage maison) évolutif, ouvert aux visiteurs ainsi que divers jeux et énigmes rattachés à son thème principal.

J'espère que prendrez autant de plaisir à lire et commenter ces articles que j'en ai pris pour les rédiger,

Bonne visite.

Reznik


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ps: les articles sont complétés progressivement. Repassez donc régulièrement pour profiter des mises à jour. A terme, tous les films seront analysés selon une structure en 3 parties :
-le film (résumé et critique)
-le tueur (description détaillée)
-l'acteur (appréciation et note de crédibilité)


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Le Contrat

Le Contrat : sorti en 2007Titre original : The ContractGenre : Thriller Durée : 1h37Pays : USARéalisé par : Bruce Beresford Avec : J.Cusack, M.Freeman

Millenium Films

Le Film : Alors que Ray Keene, entraîneur de basket au lycée d'une petite ville, est parti camper en pleine nature avec son fils, il repêche deux hommes dans la rivière : un U.S. Marshall mourant, menotté à un tueur à gages, Frank Carden...
Avant de décéder, le Marshall charge Ray de ramener Carden aux autorités où il doit être jugé. Ray n'a pas le choix. Les hommes de Carden, des mercenaires ultra entraînés, sont à leurs trousses...

(Bande-annonce)



Il est certain que Le Contrat ne doit sa sortie en salles qu'a la présence du duo Cusack-Freeman au générique. Cela fait longtemps que l'on attends plus rien de Bruce Beresford et ce n'est certainement pas ce (télé)film qui va changer la donne.

L'intrigue de départ, minimaliste, le restera jusqu'au bout sans jamais esquisser la moindre tentative de rebondissement. Non content d'être linéaire, poussif et prévisible, Le Contrat parvient, malgré son écriture sommaire, à enfiler les incohérences. Et les 2 vedettes ne tirent pas l'entreprise vers le haut: Cusack n'est pas crédible et Freeman est éteint. Mais comment leur en vouloir ?


Rien à signaler non plus niveau spectacle. Beresford accouche d'une réalisation sous perfusion et les quelques amorces de fusillades fauchées n'égayeront pas le périple.
Ne comptez pas non plus en prendre plein la vue en terme de paysages, le scope est largement sous-employé et les personnages ne s'écarte pas plus des sentiers battus que le scénario, si bien que même les amateurs d'escapades en nature seront frustrés et retourneront mater La Rivière Sauvage.

Finalement Le Contrat trouve ses meilleurs moments dans ses séquences bouche-trous où flics et mercenaires s'échangent des vannes -souvent foireuses- entre eux et où Corey Johnson, second rôle au physique de videur, parvient à tirer son épingle du jeu.

Verdict: 3/10


Le(s) Tueur(s) :

J'aimerais en parler mais il n'y a rien à dire. Il paraît que Carden est un ancien des services secrets qui dirige une équipe de flingueurs et bosse pour des entreprises privées ayant très souvent des perspectives d'ordre politique.
Le film lui, est si avare en action qu'on ne les voit pratiquement jamais à pied d'oeuvre.

L'Acteur :

Morgan Freeman fait de l'alimentaire. Il se contente d'être là et de cligner des yeux posemment de temps à autre en balançant une phrase pleine de bon sens.

crédibilité:


 
Le Contrat - ma note pour ce film :

Année de production : 2006
L'Honneur des Prizzi
L'Honneur des Prizzi : sorti en 1986Titre original : Prizzi's honorGenre : Comédie dramatiqueDurée : 2h10Pays : Etats-UnisRéalisé par : John Huston Avec : J.Nicholson, K.Turner, R.Loggia, A.Huston



Le Film : Lorsque Charley, italien, et Irene, polonaise, se rencontrent, c'est le coup de foudre. Ils s'aiment, ils se marient. L'histoire commence ici. Charley est l'executeur d'une des plus celebres familles de la mafia, les Prizzi, et la belle Irene exerce en free-lance la meme dangereuse activite...

Réalisé en 1985 par un grand cinéaste en fin de parcours L'Honneur des Prizzi s'avère être une satire de l'univers mafieux, ou du mois de sa représentation cinématographique traditionnelle.

Huston s'intéresse aux vicissitudes interne d'une grande famille sicilienne et mêle les thèmes inhérents au genre (honneur, trahison, meurtre) à ceux de la comédie romantique. En effet Jack Nicholson, bouffi, interprète Charley Partana, un homme de main rattaché à cette famille sans vraiment en faire partie et chargé d'effectuer pour elle la plupart des basses besognes. Et Charley va tomber éperdument amoureux d'une belle polonaise (K.Turner) qui s'avèrera elle aussi tueuse professionnel et qui sera mêlé aux affaires du clan Prizzi. C'est donc tiraillé entre cet amour passionnel et sa fidélité envers les siens qu'évolue Charley.



Malgré la présence de grands noms au générique, L'Honneur des Prizzi reste une œuvre mineure. Huston traite son histoire de façon assez frivole (excepté sur la fin) et survole la plupart des thématiques abordées. L'humour est gentil, jamais choquant. Les interprètes s'amusent. Enfin le réalisateur filme son histoire d'une manière aussi élégante que conventionnelle, parfois presque télévisuelle.
On regarde tout cela d'un œil jusqu'à l'amorce du dernier quart d'heure ou l'atmosphère s'assombrit. Les dialogues prennent de l'importance et le suspens apparaît enfin. Une scène finale magistrale et fulgurante achève de nous convaincre que Huston était en mesure de nous pondre un chef d'œuvre, s'il l'avait voulu...

Verdict: 6/10
Visiteurs: -/10

Le Tueur :


Description : Charley Partana n'est pas un descendant des Prizzi. Mais en vertu de l'amitié qu'il avait pour son père biologique, le Don de la famille jura de le prendre sous son aile et de le considérer comme l'un de ses fils.
Charley est un homme simple et un peu tendre par rapport à son environnement social.

Méthode :
Il ne travaille que sur ordre des têtes de la famille Prizzi. Ceux-ci le convoque, lui expose rapidement la situation et l'envoient résoudre le litige. Après, Charley a quartier libre quant aux méthodes mais il préfère evidemment bosser seul.

Forces :
* Pas de compétences particulières mais il tire vite et juste et n'a aucun scrupule à tuer son prochain.

Faiblesse : *
Charley est resté un homme relativement naif et sentimental malgré ses années passée à cotoyer de grands pontes de la pègre.


L'Acteur :
En petite forme et le visage anormalement gonflé Nicholson alterne justesse et cabotinage. Mais il arrive à rendre son personnage touchant et pathétique. Pas une performance mémorable cependant.

crédibilité :


 
 
L'Honneur des Prizzi - ma note pour ce film :
Réalisé par John Huston
Avec Jack Nicholson, Kathleen Turner, Robert Loggia, ...
Année de production : 1985
SPL - Sha Po Lang
SPL : sorti en 1996Titre original : Sha Po Lang Genre : Polar/ Arts martiaux Durée : 1h33Pays : Hong-KongRéalisé par : Wilson Yip  Avec : D.Yen, S.Yam, S.Hung





Le FILM : Le détective Chan qui vit ses dernières heures au sein de la police de Hong-Kong devient le parrain d'une petite fille, fille d'un témoin essentiel tué par le bras droit d'un des chefs de gang de Hong-Kong.
Venant d'apprendre qu'il était atteint d'une tumeur au cerveau, celui-ci va mettre tous les moyens en œuvre pour coincer ce gangster impitoyable, Po (Sammo Hung). L'inspecteur sera rejoint par son remplaçant, Ma (Donnie Yen). Les deux hommes vont mener une guerre sans merci pour faire tomber le parrain de Hong-Kong et vont devoir faire face à un tueur particulièrement sanglant, le bras droit de Po...



Disons le tout net: Sha Po Lang ne mérite pas sa très flatteuse réputation. C'est un polar néo-classique qui regorge de bon moments mais qui hélas ressemble plus à un patchwork qu'à un vrai film tenu et maîtrisé. Le début fait même très peur. Le montage laborieux (flash backs, raccourcis, sauts...) qui nous trimballe dans divers lieu et à diverses époques en toute gratuité donne fortement envie de tout arrêter. Par la suite, le film finira heureusement par trouver son rythme et un certain équilibre.



Le scénario, bateau, narre un affrontement flics/pègre ou tous les coups sont permis des deux cotés. Il se démarque grâce à une légère touche d'auteurisme avec ce lien de paternité que Wip utilise comme un fil rouge entre les protagonistes. Dommage que ce fil arrive un peu comme un cheveux sur la soupe.
Les personnages, peu approfondis, n'ont en effet d'épaisseur que grâce au charisme naturel des acteurs, Simon Yam en tête, auquel on s'attache rapidement.
L'histoire, sombre et fataliste, reste suffisamment forte pour accrocher malgré des maladresses de traitement évidentes.

Visuellement, si la majorité des plans témoignent d'un souci de stylisation, certaines scènes semblent tirées d'une série tv mexicaine tant le travail -ou plutôt son absence- sur les décors et la lumière font parfois cheap. Certes ces moments sont peu nombreux mais il n'y a rien de mieux pour vous sortir du film. Mais globalement SPL jouit quand même d'une belle plastique.



Enfin il faut bien parler des combats, arguments majeurs du film de Wip. Réglées par D.Yen, les joutes martiales remplissent leur contrat qualitatif. La mise en scène est assez fainéante, en dépit de quelques brèves fulgurances, mais le talent et l'engagement physique des combattants la compensent largement. On aurait quand même aimé que ces moments soient mieux répartis.

Au final, loin de révolutionner le genre, SPL est un film inégal qui a son charme.

Verdict : 6/10

Visiteurs : -/10


Le TUEUR :






 
SPL - ma note pour ce film :
Réalisé par Wilson Yip
Avec Donnie Yen, Sammo Hung Kam-Bo
Silent Trigger (Assassin Warrior)
Silent trigger : sorti en 1996Titre dvd : Assassin warrior Genre : Action / Huis closDurée : 1h30Pays : Canada / G-B Réalisé par : Russel Mulcahy  Avec : D.Lundgren, G.Bellman, C.Dunn



Le FILM : Waxman est un tireur d’élite qui officie pour le compte d’une agence gouvernementale secrète depuis longtemps, peut-être trop longtemps. Sa prochaine mission l’amène à s’infiltrer de nuit dans un building en construction afin de se préparer à l’arrivée de sa cible, prévue le lendemain matin. L’observateur que l’Agence lui a envoyé n’est autre que Clegg, un agent féminin avec qui Waxman a déjà travaillé au cours d’une mission particulièrement éprouvante…




Assez loin de ce que peuvent laisser présager ses nombreux titres bourrin, ses affiches ou sa stars suédoise (des vidéoclub), Silent trigger est un film expérimental qui ne ressemble à aucun autre.
Le style atypique de Russel Mulcahy, réalisateur très inégal chez qui le contenant importe plus que le contenu, y est poussé à son paroxysme. 10 ans après Razorback le réalisateur australien récupère un nouveau script de film de genre épuré à l’extrême qui lui laisse toute la place nécessaire pour ses expérimentations atmosphériques.

L’histoire repose principalement sur une poignée de personnages (2 tueurs et 2 gardes de la sécurité), une unité de lieu (un building concept délaissé) et de temps (une nuit). Un temps que le réalisateur n’hésite pas à manipuler par le biais de flash-back, salvateurs par la variation de décors et d’enjeux qu’ils apportent, et de dilatation, parfois excessive mais nécessaire pour installer ses ambiances.



Mulcahy convoque certains codes du huis clos mais n’en fait que rarement l'usage que l'on en attend. Il crée ainsi l‘attente, perturbe le spectateur pour en fait le récompenser différemment, de façon assez osée, comme en introduisant une relation torride entre le tireur d’élite (Lundgren, sobre) et son observateur (G.Bellman, succulente femme fatale).
La plupart des dialogues, plutôt laconiques, sont en harmonie avec l’ensemble et nourrissent l’ambiance quasi-surréaliste du long-métrage. Il faut cependant éviter à tout prix l'atroce VF qui sabote le film et lui fait perdre une grande partie de son atmosphère.

Le budget de 15 millions de dollars se ressent dans quelques effets spéciaux et le nombre peu élevé de véritables scènes d’actions. Mais il semble tout de même 2 fois plus important si l’on considère la réalisation globale et la qualité du spectacle. On reconnaît sans mal la patte Mulcahy à travers une photo léchée, des cadres composés comme des tableaux, un montage aiguisé, des plans bien violents et quelques mouvement de caméra à couper le souffle.
On ne peut que rester admiratif de l'utilisation optimale qu'il est faite des axes de caméra lors de la scène d'action qui ouvre le film (à montrer dans les écoles).
Peu d'autres réalisateurs de séries B auraient pu transcender le script à ce point (Louis Morneau peut-être).

-

Silent trigger est loin d’être parfait. On y retrouve les mêmes maux que dans Razorback : le manque de rebondissements et l'absence d’un fil conducteur clairement identifié. C’est un problème lorsque vers le milieu du film le rythme faiblit. Il n’y a dans ces moments d’attentes que la beauté des images pour empêcher notre esprit de s’égarer. La bande originale invite d’ailleurs au voyage et peut favoriser le décrochage.
D’un autre coté, le fait que script laissent beaucoup de zones d’ombres donne matière au spectateur pour qu’il se fasse sa propre idée du pourquoi du comment de l’histoire.



Pour conclure, Silent trigger est un film d’action singulier qui ne bénéficie pas de la popularité qu‘il mérite. Il s’agit effectivement d’un des meilleurs (le meilleur ?) films de Lundgren et de Mulcahy. Les fans de l’un et/ou de l’autre se doivent absolument d'y jeter un œil.


Verdict : 7,5/10
Visiteurs : -/10


Le TUEUR :


Description : Ancien agent des commandos spéciaux, Waxman s’est reconverti en tireur d’élite pour une organisation gouvernementale secrète appelée: L’Agence.
Ses cibles sont généralement des hommes politiques de n’importe quelle région du globe.

Méthode : Bien que formé à tuer de toutes les façons possibles, Waxman reste avant tout un sniper, capable d’atteindre des cibles se situant au-delà de 1700 m.
Il est généralement accompagné d’un observateur désigné par l’Agence. Cet assistant est aussi là pour veiller à ce qu’il atteigne son objectif et pour l’éliminer s’il venait à contester les ordres.

Forces : * Son passé de commando, très utile lorsqu’une mission dégénère et qu’il doit se débrouiller seul en terrain hostile.

* Son impressionnant outil de travail qu’il manie à la perfection.

Faiblesse : Comme beaucoup de vétérans, Waxman n’est pas sorti psychologiquement indemne de ses années passées à côtoyer les champs de batailles et autres charniers.


L'ACTEUR : -

* Dolph Lundgren n’a jamais eu beaucoup de flair, ni de chances dans ses choix de carrière. Enfermé dans un registre bourrin et monolithique de part son physique, il peut quand même se vanter d’être meilleur acteur que ses « collègues » C.Norris, S.Seagal ou JCVD.
Il trouve dans Silent trigger l’occasion de se mettre plus à nu que de coutume tout en restant fidèle au stoïcisme qu’exige son personnage. Il campe donc un tueur froid et peu loquace mais la relation ambiguë qu’il entretient avec sa complice est assez intéressante.

* Crédibilité :
 















 
Silent Trigger - ma note pour ce film :
Réalisé par Russell Mulcahy
Avec Dolph Lundgren, Gina Bellman, Conrad Dunn, ...
Année de production : 1996
Taken

Taken
: sorti en 2008Genre : Action non-stop Durée : 1h25Pays : FranceRéalisé par : Pierre Morel  Avec :
 L.Neeson, F.Janssen





Le Film :
 Que peut-on imaginer de pire pour un père que d'assister impuissant à l'enlèvement de sa fille via un téléphone portable ? C'est le cauchemar vécu par Bryan, ancien agent des services secrets américains, qui n'a que quelques heures pour arracher Kim des mains d'un redoutable gang spécialisé dans la traite des femmes.
Premier problème à résoudre : il est à Los Angeles, elle vient de se faire enlever à Paris...


La perspective de regarder Liam Neeson tenter de se dépêtrer d'un scénario "bessonien" suffit pour pousser le cinéphage moyen dans une salle. Si le résultat surprend par son fun et son efficacité, il ne redore pas le blason de son scénariste pour autant.


1°-Prise d'information.

Alignant les poncifs du genre durant 85 minutes, Taken ne doit pas grand chose à son script, à la fois troué et raccourcis, douteux dans ses sous-entendus, négligeant avec les personnages secondaires et hautement improbable dans son déroulement (la facilité avec laquelle Bryan remonte un réseau mafieux albanais) comme dans son dénouement (une agression sur un gradé français et 25 meurtres plus tard le justicier rentre chez lui moins inquiété qu'un touriste japonais).
On ne retiendra que l'humour, de meilleur goût que d'habitude et les délicieuses résonances sécuritaires, bien dans l'air du temps mais toujours assez rares sur grand écran.
Quant à la dimension psychologique ou dramatique, on retournera plutôt vers le "deathinitif" Death Sentence


2°-Vérification de l'information.

Un scénario prétexte donc qui bénéficie pleinement de la "présence" (dans tous les sens du terme) du géant irlandais. Sûr de son jeu, de sa crédibilité, et ce quelque soit le registre (la distribution de baffes comme celles de punchlines), Neeson porte le film et apparaît comme le fil conducteur dont le récit est intrinsèquement dépourvu.
L'acteur parvient même à faire d'un monologue téléphonique au fort potentiel nanardisant LA scène la plus marquante du long-métrage. Fort.

-
3°-Traitement de l'information.

L'apport de Pierre Morel se situe entre ces deux extrêmes. Efficace dans l'action, le réalisateur livre des séquences brutales et rythmées mais n'oublie pas de rester lisible. Sans égaler ses modèles (Paul "steady cam" Greengrass le premier), il fait le boulot.
Dommage que son travail soit affaibli par le paradoxe inhérent à sa volonté de traiter de façon réaliste une histoire invraisemblable.

Sans arriver à la cheville du dernier film de James Wan, Taken possède ce qu'il faut pour occuper son homme et trône sans peine dans le haut du panier Europacorp.

Verdict : 6/10
Visiteurs : -/10



L'ex-Tueur :


Description : On ne sait pas exactement en quoi consistait son travail. Bryan explique qu’il faisait « de la prévention » mais il s’agit là d’une conception toute américaine de la notion. On peut dire qu’il était une force de frappe préventive et souterraine envoyée dans n’importe quel coin du globe ou les intérêts de son pays étaient en jeu.
Il est désormais à la retraite et tente de se rapprocher de sa fille mais il lui arrive de jouer les garde du corps d’un soir pour arrondir ses fins de mois.

Méthode :
Bryan est avant tout un homme de terrain. C’est là qu’il réfléchit, planifie et agit. Formé à tuer un homme de toutes les façons imaginables sans broncher,
il n’est pas maladroit non plus dans l’art rugueux de sous-tirer des informations.
C’est aussi un homme qui a le sens des priorités: la vie de sa fille prend le dessus sur n’importe quelle considération morale.

Forces :
* Une parfaite connaissance des réseaux criminels internationaux et de leurs méthodes.

* Véritable machine quand il s’agit de occire son prochain. Aucune émotion, aucun remord ne vient entraver sa course vengeresse.

Faiblesse : *
Pas de point faible apparent, mais la situation dans laquelle il se trouve l’oblige à agir en urgence, d’où une certaine tendance à frapper avant de parler et à se jeter de plein front dans la gueule du loup.

L'Acteur : -

* Même s’il n’est pas coutumier des séries B régressives, Liam Neeson ne rencontre pas problème de crédibilité. En seulement quelques scènes introductives, il insuffle un soupçon d’humanité à ce père en quête de rachat.
Par la suite il se révèle un action man plutôt convaincant physiquement. Son imposante stature et son charisme font leur effet. L’irlandais est assurément l’atout n°1 de Taken.

* Crédibilité :



 

 
Taken - ma note pour ce film :
Réalisé par Pierre Morel
Avec Liam Neeson, Maggie Grace, Famke Janssen, ...
Année de production : 2008
Scorpio

Scorpio sorti en 2003 Genre : Thriller/Espionnage Durée : 1h54Pays : Etats-UnisRéalisé par : Michael Winner Avec : B.Lancaster, A.Delon

 

Le Film : Cross, agent de la C.I.A, est soupçonné d'être un agent double, ce qui va mettre en péril ses proches. De plus, Laurier, alias Scorpio, formé par Cross, se retrouve chargé d'abattre ce dernier...

Film d'espionnage typique des années 1970, c’est-à-dire en pleine guerre froide, Scorpio mise d’abord sur le réalisme et le cynisme qui régissent les des rapports entre ces agents de l'ombre.

Malgré son âge et la renaissance récente du genre avec la saga Jason Bourne, le film de Michael Winner conserve un intérêt indéniable.
Doté d’une intrigue complexe et fournie en détails comme en personnages, d’un casting solide ainsi que d’un degré d’authenticité et de crédibilité assez poussé, Scorpio supporte la comparaison avec des œuvres actuelles, à condition de fermer les yeux sur une réalisation estampillée 70's.


La dimension humaine et particulièrement le lien ambigu qui lie Delon et Lancaster sont le fil rouge du récit.
Le facteur humain, s’il doit impérativement être mis de coté pour survivre dans l’univers décrit par Winner n’en reste pas moins une réalité à la quelle chaque agent de l’ombre doit faire face.
Scorpio est chargé d’abattre son mentor malgré le respect et la « sympathie » que celui-ci lui inspire. Quant au gibier, il cherche à ramener sa femme près de lui, en Europe.

On retiendra aussi une harassante poursuite à pied dans la veine de French Connection et une une fin brutale et peu heureuse qui donne de la consistance à l'ensemble.

Malgré son petit rythme et l'interprétation en demi-teinte de Delon (trop nonchalant par rapport au contexte) Scorpio vaut bien mieux que le similaire mais calamiteux Tueur d'Elite réalisé par Peckinpah à la même époque (et corrigé par mes soins sur ce site).


Verdict : 6,5/10
Visiteurs : -/10



Le Tueur :

-  
 
Scorpio - ma note pour ce film :

Année de production : 1973
Hitman
Hitman : sort en 2007Genre : Thriller/Action Durée : 1h32Pays : Etats-UnisRéalisé par : Xavier Gens Avec : T.Olyphant, D.Scott, R.Knepper





Le Film : Crâne rasé, code barre tatoué sur la nuque, costume noir, chemise blanche et cravate rouge : l'agent 47 est le plus mystérieux et le plus insaisissable des tueurs professionnels. Réputé pour la minutie avec laquelle il va jusqu'au bout de ses missions, il obéit toujours à un protocole strict : extrême vigilance, extrême discrétion et extrême soin apporté à l'exécution de ses contrats.
Un vrai fantôme, obligé de se découvrir le jour où Belicoff, candidat aux élections russes, lui tend un piège. Avec Interpol, les services secrets russes et trois tueurs de sa propre agence à ses trousses, l'agent 47 est contraint de briser son propre protocole pour mener à bien sa mission...

Bande-annonce et extraits
Site officiel

Il est des créations exceptionnelles, faisant l’unanimité et presque impossibles à recréer ou à modifier sans en perdre l’essence. C’est le cas d’Hitman, jeux vidéo culte s’il en est.

Pour transposer avec succès l’œuvre sur grand écran, il n’y a probablement qu’une seule combinaison de personnes, de sensibilité artistique et de moyens techniques possible.
Ce ne fut pas le cas cette année 2007: Olyphant n’avait pas la gueule pour incarner 47, les studios n’avaient pas les couilles pour assumer l’univers malsain du jeu et X.Gens manquait à la fois de crédit, d’expérience et certainement de talent pour relever le défi de l’adaptation.



Hitman donne l’impression d’avoir été story-boardé avant d’être scénarisé. Le script est confus, exagérément elliptique, incohérent…l’histoire n’est qu’un prétexte que Gens tente en vain de caser dans le carcan formel qu’il s’était imaginé une fois le projet en mains.
La réalisation du français n’est pas honteuse, reprenant à droite et à gauche des idées de mise en scène éculée mais passe partout. De plus le bon travail du chef déco, qui permet de diversifier les ambiances, est à souligner.
Mais c’est une mise en scène de poseur, peu soucieuse de la crédibilité de ce qui se passe à l’écran. Les forums de gamers se délectent ainsi depuis la sortie du film de recenser le nombre affolant d’invraisemblances présentes dans ses 92 minutes de bobine.


En plus d’une esthétique de pub et d’infidélités criantes, le film souffre des défauts communs aux productions Besson : personnages caricaturaux, psychologie sommaire, dialogues de séries, action bourrine (le comble pour un tueur dont la discrétion est la marque de fabrique) et plans nichons racoleurs sont de la « partie ».
La caractéristique toute « bessonniene » qui lui manque est l’humour. Hitman est un film qui se veut aussi sérieux que le jeu, aussi réaliste que les Jason Bourne (dont il reprend les thèmes musicaux, l’intrigue internationale et le montage des combats). Qualitativement parlant, la comparaison n’a pas lieu d’être.



Finalement le relatif succès de cette adaptation auprès du public boutonneux, des spectateurs du dimanche et des profanes du jeu prouve bien le fiasco artistique de l’entreprise.
Mais peut-être ne fallait-il pas être trop gourmand et ne pas attendre autre chose qu’un petit thriller de vidéoclub, sans temps mort, ni saveur et involontairement drôle.

L'agent 47 mérite mieux. Peut-être déjà avec le director's cut...


Verdict : 4/10
Visiteurs : -/10




Le Tueur :



Description :  Originellement issu du clonage, code 47 est ici un homme normal à ceci prêt qu'il fut interné très jeune dans un centre spécialisé dans la formation de tueurs implacables.
Aliènation, inhibition des émotions (enfin...) et des pulsions (il est encore puceau), entrainement quotidien aux armes et aux méthodes de combat les plus efficaces...il ne reste plus qu'une machine désincarnée qui ne s'enraye (théoriquement) jamais.

Méthode : 47 agit de près ou de loin, voire même de très loin. Il n'a apparemment pas eu le même instructeur que Léon pour qui la distance avec la cible devait être inversement proportionnelle au talent, en témoigne ses tirs de sniper à plus de 4 km ou le meurtre à l'aide d'une bombe télécommandée en Afrique.
Globalement, malgré sa réputation de fantôme, 47 fait beaucoup de bruit et laisse de nombreux cadavres et traces derrière lui...

Forces : * Une faculté étonnante à anticiper des enchaînements d'évènements complexes, ce qui lui donne une longueur d'avance sur ses adversaires et lui permet de s'aménager de multiples sorties de secours (des rumeurs font état d'un accord secret avec Saroumane et Gandalf mais cela reste assez flou).

* Les agents lancés à sa poursuite sont incompétents.

* Les balles semblent l'éviter, ou ne pas l'affecter (cette fois c'est Panoramix qui serait impliqué...)

Faiblesses : Luc Besson, Tim Olyphant, Europacorp, la Fox, Xavier Gens...

L'Acteur : -

* Le physique d'un acteur est primordial, d'autant plus quand il s'agit de représenter une icône graphique. Evidemment Timothy Olyphant est desservie par son visage d'adolescent et peine à susciter la peur ou même l'intimidation. Hormis quelques passages où il fait illusion (dos à la caméra ou lorsque Gens tire à fond sur l'eclairage et le cadrage) il n'arrive pas à la cheville du véritable agent 47. Son travail d'acteur est correct mais le charisme, on l'a ou on ne l'a pas.
Déjà bien fade dans Die Hard 4, l'acteur a rejoins Tomas Jane (The Punisher) en tant que bouc-émissaire pour geeks.

* Crédibilité :
 



Visuels :


"Quoi ma gueule ! Qu'est qu'elle a ma gueule ?!
- Ben elle convient pas Tymothy, c'est tout."

 
Hitman est marqué par un manièrisme (jeux d'ombres, de reflets...) mal intégré au récit.

 
La taille des impacts fait plus penser à Doom qu'à Hitman...

 
Là ils ont franchi le point de non-retour...

 

 

 
Hitman - ma note pour ce film :
Réalisé par Xavier Gens
Avec Timothy Olyphant, Dougray Scott, Olga Kurylenko, ...
Année de production : 2007
The Returner

The Returner: sorti en 2003Titre original : Ritaanaa Genre : Action/Science fiction Durée : 1h58Pays : JaponRéalisé par : Takashi Yamakazi Avec : T.Kaneshiro, A.Suzuki


Columbia Tristar Home Video

Le Film : En 2084, la race humaine mène une lutte acharnée contre une espèce extraterrestre qui menace notre civilisation. Une jeune femme, nommé Milly, remonte le temps et atterrit dans le Japon d'aujourd'hui pour changer le cours des événements. Elle rencontre alors Miyamoto, un tueur au grand coeur lancé dans une lutte impitoyable contre le parrain local, Mizoguchi. Milly doit convaincre Miyamoto de son histoire. Mais le temps presse...


(Bande-annonce)

The Returner est un délire nippon mélangeant tous les succès populaires de SF américains des 30 dernières années (Terminator, ET, Matrix, Independance Day...et même Léon) à la culture locale (J.Woo, mangas, mechas...). Une idée tellement naive et incensée qu'elle appelle à la clémence.

Le film est une nouvelle occasion de constater qu’il n’y a pas que les américains qui sache manier les gros budgets et les effets qui en mettent plein la vue. Chaque gunfight donne lieu à une trouvaille formelle efficace et les amateurs seront comblés.

Hélas on constate aussi qu’Hollywood n’a pas le monopole des scénarios faméliques et démunis de consistance.
Nul besoin de s’éterniser sur le concept du voyage temporel, qui soulèvera toujours des incohérences, pour critiquer l’absence de réalisme. En effet l’enchaînement des nombreuses situations immatures que comporte The Returner révèle moult éléments improbables qu’un enfant remarquerait…s’il n’était pas subjugué par les prouesses acrobatiques du héros (bien aidée par le bullet time).
Ainsi le champ de spectateur visé se limite strictement à celui du jeune adolescent immature et il est impossible d’accrocher au film sans une mise à niveau préalable.

Quant à la dimension émotionnelle sensée nous cueillir à certains moments, notamment dans le dernier quart, risible, elle a sûrement pris une balle perdue. L’interprétation caricaturale et superficielle de l’ensemble du casting est aussi en cause sur ce point.

Au final, The Returner, malgré les bons moments qu’il propose ne constitue pas une réussite cinématographique et confirme que la virtuosité en terme d'action ne suffit jamais à masquer l’indigence d’un script.

Mon Verdict : 4/10

Visiteurs : -/10


Anne Suzuki et Takeshi Kaneshiro. Amuse Pictures
Le réalisateur a aimé T2...

Anne Suzuki et Takeshi Kaneshiro. Amuse Pictures
...et Matrix aussi.


Takeshi Kaneshiro et Kirin Kiki. Amuse Pictures

Le tueur et son...agent de liaison.

Goro Kishitani. Amuse Pictures
Voilà le méchant...



"Reponds sale petite #/@% ! Qu'as-tu fait du script ?!"



 
The Returner - ma note pour ce film :
Réalisé par Takashi Yamazaki
Avec Takeshi Kaneshiro, Anne Suzuki, Goro Kishitani, ...
Année de production : 2003
Le Flingueur

Le Flingueur : sorti en 1973Titre original : The MechanicGenre : Thriller Durée : 1h40Pays : Etats-UnisRéalisé par : Michael Winner Avec : C.Bronson




 

Le Film : Un tueur professionnel a la solde d'une organisation criminelle choisit un jeune successeur qu'il initie aux finesses du metier. Cette initiative lui reservera de désagréables surprises...

Attentes : 


 
Le Flingueur
Réalisé par Michael Winner
Avec Charles Bronson, Keenan Wynn, Jill Ireland
Année de production : 1972
A History of violence

A History of violence : sorti en 2005Genre : Thriller psychologique Durée : 1h35Pays : Etats-UnisRéalisé par : David Cronenberg Avec : V.Mortensen, M.Bello, E.Harris, W.Hurt


New Line Cinema


Le Film : Tom Stall, un père de famille à la vie paisiblement tranquille, abat dans un réflexe de légitime défense son agresseur dans un restaurant. Il devient alors un personnage médiatique, dont l'existence est dorénavant connue du grand public...

(Bande-Annonce et interviews)


L'ex-Tueur : Tom Stall

Viggo Mortensen. Metropolitan FilmExport


 
A History of Violence - ma note pour ce film :
Réalisé par David Cronenberg
Avec Viggo Mortensen, Maria Bello, Ed Harris, ...
Année de production : 2004
Nouveau blog

Je vous signale que je viens d'ouvrir un 2e blog allociné.
Après les tueurs à gages c'est aux animaux tueurs que je vais m'intéresser et plus particulièrement aux reptiles, que j'adore...oui, je sais c'est pas très poétique tout ça mais je ne suis moi-même pas très humain.

Tous ceux à qui il arrive de se détendre devant un bon slasher animalier trouveront de quoi faire dans L'Antre des Sauropsides.
Il y a déjà quelques habitués et j'espère qu'ils seront de plus en plus nombreux.


(Cliquez sur l'image pour accèder au site)

 
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