Dernières Heures à Denver : sorti en 1996Titre original : Things to Do in Denver When You're Dead Genre : Policier/DrameDurée : 1h50Pays : USARéalisé par : Gary Fleder Avec : A.Garcia, T.Williams, C.Walken, S.Buscemi


Le Film : Jimmy le Saint, un gangster rangé des affaires, a mnté une petite entreprise tout à fait légale. Mais les dettes s'accumulent et lorsque le Manipulateur, son ancien employeur, lui propose une dernière mission, il l'accepte.
Le job paraît simple : il s'agit d'intimider un jeunot qui a fait du tort au fils du Manipulateur pour qu'il ne remette plus les pieds à Denver. Jimmy recrute quatre anciens comparses, mais l'opération tourne très mal. Le Manipulateur pardonne à Jimmy, mais engage un redoutable tueur pour éliminer ses acolytes. Par loyauté envers eux, Jimmy reste dans les parages afin de les aider...


A priori on tient là un énième film de mafieux formaté.
Le scénario sent le déjà vu : des anciens
malfrats, reconvertis sans grand succès dans une vie plus traditionnelle, reforment l'équipe du bon vieux temps pour un dernier coup...
Sauf qu'ici, l'opération en question
dégénère, le très puissant commanditaire (C.Walken, sur chaise roulante) est furax et toutes nos petites frappes se retrouvent avec un tueur professionnel, le meilleur de la côte ouest qui plus est, sur les talons. Toutes ? Non, pas Jimmy Le Saint (Andy Garcia, classe et sobre), le meneur, qui lui s'est vu accordé 2 jours pour quitter définitivement la ville.
Le récit va donc s'axer autour de cet homme, tiraillé entre la femme qu'il aime, sa fidélité envers ses vieux compagnons de route et son instinct de survie.

Paradoxalement c'est au moment où l'histoire prend une tournure vraiment intéressante que le film perd son charme et son intérêt.
La faute à une réalisation peu inspirée et surtout à un rythme bancal. On passe brusquement de scènes très intimes, jouée sur un ton sincère et grave à des séquences quasi-parodiques ou le réalisateur s'éner
ve sur sa caméra de manière assez loufoques. Idem pour les dialogues, qu'on croirait tantôt sortis d'un film de Scorsese tantôt du dernier Taxi de Besson.
Cette tendance au grand écart entre sérieux et déconnade, que l'on pourrait appeler « le syndrome tarantinien » désoriente le spectateur et tue le film par la même occasion. Laissons à Quentin ce qui appartient à Quentin !

Si on ne peut pas reprocher grand chose aux interprètes, car tous s'accrochent à la barre malgré les excès du réalisateur, la performance de Christopher Walken est toutefois criticable. Le cabotinage intempestif de l'acteur étant en effet pour beaucoup dans la perte d'identité du long-métrage.

Le film avait le potentiel pour devenir une référence. Il est aujourd'hui méconnu du public et cela n'a rien de réellement étonnant.


Mon Verdict:
5,5/10

Visiteurs : -/10

Le Tueur : -

Description : Mr Shut a la réputation d'être le tueur à gage le plus redoutable de toute la côte ouest des Etats-Unis. Personne n'est capable de l'indentifier. L'homme est un fantôme pour les autorités et presque un mythe pour les truands. On ne sait donc rien de ses motivations. C'est un indépendant auquel les caids les plus riches font appel pour les affaires prioritaires.

Méthode :Rien de particulier mais on lui sent une préférence pour les exécutions rapprochés, le plus souvent à la lame.

Force : A priori peu impressionant physiquement, Mr Shut semble capable de donner la mort par n'importe quel moyen, armé ou pas.

Faiblesse : Sa réputation le précède et ses cibles les plus courageuses s'organisent en conséquences.


L'Acteur : -  

* La performance de Steve Buscemi nous laisse sur notre fin. Le personnage aurait méritait un temps de présence plus important. Malgré tout l'acteur parvient, en quelques lignes de dialogue et avec des attitudes bien à lui, à insuffler une personnalité tordue et inquiétante à Mr Shut.

* Crédiblité :